Original daté du 22/10/08
Modifications effectuées le 24/10/08.
Terminé vers 10 heures ce dernier jour. **Eternité**
De ces extases sublimes, de ces côteaux florissants,
De ces plaines herbeuses, bordés de ruisseaux bondissants
Où entre les épineux buisssons, surgissent de sauvages créatures,
Je suis là, à tous les contempler, espérant graver toute cette belle nature.
Avant de devoir partir.
De ces flancs de collines à ces monts enneigés,
Du haut de ces monts célestes, je laisse mon regard s'élever
Vers ces cieux d'azur, parfois zébrés d'éclairs illuminant mon visage,
Comme le ferait en plein jour un rayon de soleil. Ceux-ci ne me paraissent plus que mirage.
Ma Vie d'avant semble lointaine...
Du haut de ces monts célestes, tout n'est qu'éblouissantes merveilles.
Vers où mon regard me porte, détourner les yeux m'est impensable.
Avant l'aube du soir, ma peine m'était barrière...
Maintenant elle s'est ouverte, et devant elle une légèreté m'accable.
De là-haut où je me trouve, je ne puis plus rien voir
De tous ceux qu'en bas, j'ai lâchement abandonné.
Pourtant je n'ai plus nulles bonnes volontés,
De revenir là où mes racines sont demeurées.
Je ressens en mon âme, l'appel si clair de la Nature,
Ce murmure paraissant aux oreilles sifflements ne m'est pas inconnu.
Je le reconnais, comme si je l'avais toujours connu.
Je le reconnais, il m'appelle pas cette voix où perce l'Espérance.
Transportée par une brise légère, sans aucune mesure,
Je voudrai par elle être portée pendant longtemps.
Tout tourment s'efface de mon esprit, ce lacèrement
Qui m'était devenu insupportable depuis tout ce temps.
Je m'élève, je vous quitte... Vous ne me verrez plus. Je pars.
Sont soufflés de doux accords musicaux, à mes oreilles je les entends.
Ils sont pardon, bonheur, calme, douceur, attirance...
Ils se répercutent doucement en mon être. L'empoisonnement
S'est achevé. La guérison peut commencer.
Dans mon esprit engourdi, s'insinue cette tiède chaleur,
Dans mes membres se devellope, une étrange langueur.
Je ne puis dire, je ne sais ce qui m'arrive,
Une telle légèreté en moi, ne s'est jamais tant produite.
Les sens de la Vie m'échappent, mais la Liberté s'offre à moi.
Pourquoi n'entends-je plus les bruits, les cris, les paroles d'en bas?
Pourquoi ne puis-je vous entendre comme je m'entends encore moi?
Les Ténèbres embrument mon esprit si léger. Là-haut,
La neige sera éternelle.
Aurore G.