Tendresse d'un instant

Soyez les Bienvenus sur mon nouveau blog... Qui ne comportera que de la Poésie.
Poésie 100%
Poésie, poésie encore et encore...

Bref, je vais commencer directement, sans autres préambules interminables, par vous mettre un premier poème datant de 2007.



Tendresse d'un instant

Telles les premières lueurs du soleil
Ta douceur me sort de mon sommeil
L'exquise vision de ton visage
M'entraîne dans un tendre voyage

La première étreinte langoureuse
Au contact de ta peau soyeuse
Telle la promenade du bienheureux
Transporte tout mon être dans les cieux

L'envoûtante vision de ton regard
Dissipe dans mes yeux le brouillard
L'esquisse de ton sourire enchanté
Apparaît tel un voile bleu nacré

Le doux son de ton rire exalté
Accrut mon envie de t'embrasser
Le plissement de tes yeux souriants
Evoque l'immense tendresse d'un instant

A.G.

Date : fin 2007 environ.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 09:41

Modifié le samedi 01 novembre 2008 09:55

Deuxième poème : Trahison

Trahison

Une pièce emplie de gens,
Je me sens mal, et j'attends...
Une ombre apparaît derrière le canapé,
Et mon coeur commence à s'affoler...
Je veux partir !
Je veux m'enfuir !

Aurais-je le courage de lui parler ?
De me souvenir des années passées...
Je souhaite lui pardonner
La façon dont elle m'a abandonnée...

Parler avec elle... j'en ai envie,
Comme lorsque nous étions deux meilleurs amis..
Je me lance, je m'approche à petits pas,
Mais on dirait qu'elle ne me voit pas...

Je m'intéresse à sa vie...
A nouveau, j'ai envie de connaître...
Ses années passées, ses soucis,
Tout ce qu'elle veut me dire peut-être.

Ses réponses sont courtes...
Mais profondément je l'écoute...
C'est alors qu'un silence pesant s'est créé
Comme si nous venions de nous rencontrer...

Que nous n'avions plus rien à nous dire.

Où sont donc ces dix années passées
Où chaque jour nous étions ensemble...
Comment s'est enfuie cette amitié ? Cette complicité?
Amitié... Ce n'est plus le bon mot, il me semble...

Huit ans se sont écoulés,
Et aujourd'hui, je suis écroulé...
De vraiment me rendre compte
Que cette amitié n'était qu'un conte...

Je gardais en moi l'espoir
D'un jour enfin la revoir...
Pour contredire les paroles de mes aînés
Sur le fait qu'elle n'avait que profité
De ma personne, de ma gentillesse...
Aujourd'hui cela me blesse...

Je vois enfin la vérité
Sur cette amitié qui n'a jamais existé...
Du moins de son côté...
Car moi, je souhaitais réellement espérer
Qu'elle avait été cette meilleure amie
Avec qui je partageais mes rires et mes soucis...

Dix-huit ans après l'avoir rencontrée
Tous mes espoirs se sont envolés...
J'ai été trahi...
Je n'ai jamais eu d'amie...

Date : 2007

# Posté le samedi 01 novembre 2008 09:53

Troisième Poème : Eternité

Original daté du 22/10/08
Modifications effectuées le 24/10/08.
Terminé vers 10 heures ce dernier jour.


**Eternité**

De ces extases sublimes, de ces côteaux florissants,
De ces plaines herbeuses, bordés de ruisseaux bondissants
Où entre les épineux buisssons, surgissent de sauvages créatures,
Je suis là, à tous les contempler, espérant graver toute cette belle nature.

Avant de devoir partir.


De ces flancs de collines à ces monts enneigés,
Du haut de ces monts célestes, je laisse mon regard s'élever
Vers ces cieux d'azur, parfois zébrés d'éclairs illuminant mon visage,
Comme le ferait en plein jour un rayon de soleil. Ceux-ci ne me paraissent plus que mirage.

Ma Vie d'avant semble lointaine...

Du haut de ces monts célestes, tout n'est qu'éblouissantes merveilles.
Vers où mon regard me porte, détourner les yeux m'est impensable.
Avant l'aube du soir, ma peine m'était barrière...
Maintenant elle s'est ouverte, et devant elle une légèreté m'accable.

De là-haut où je me trouve, je ne puis plus rien voir
De tous ceux qu'en bas, j'ai lâchement abandonné.
Pourtant je n'ai plus nulles bonnes volontés,
De revenir là où mes racines sont demeurées.

Je ressens en mon âme, l'appel si clair de la Nature,
Ce murmure paraissant aux oreilles sifflements ne m'est pas inconnu.
Je le reconnais, comme si je l'avais toujours connu.
Je le reconnais, il m'appelle pas cette voix où perce l'Espérance.

Transportée par une brise légère, sans aucune mesure,
Je voudrai par elle être portée pendant longtemps.
Tout tourment s'efface de mon esprit, ce lacèrement
Qui m'était devenu insupportable depuis tout ce temps.

Je m'élève, je vous quitte... Vous ne me verrez plus. Je pars.

Sont soufflés de doux accords musicaux, à mes oreilles je les entends.
Ils sont pardon, bonheur, calme, douceur, attirance...
Ils se répercutent doucement en mon être. L'empoisonnement
S'est achevé. La guérison peut commencer.

Dans mon esprit engourdi, s'insinue cette tiède chaleur,
Dans mes membres se devellope, une étrange langueur.
Je ne puis dire, je ne sais ce qui m'arrive,
Une telle légèreté en moi, ne s'est jamais tant produite.

Les sens de la Vie m'échappent, mais la Liberté s'offre à moi.
Pourquoi n'entends-je plus les bruits, les cris, les paroles d'en bas?
Pourquoi ne puis-je vous entendre comme je m'entends encore moi?
Les Ténèbres embrument mon esprit si léger. Là-haut,

La neige sera éternelle.


Aurore G.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 09:59

Quatrième Poème : L'Espoir d'Oublier

Daté du 25/10/08.
Terminé vers 11 heures.


L'Espoir d'oublier

Vol silencieux sur les calmes eaux du lac azur,
Espoir d'une Liberté tant attendue. Espérance.
Étendant ses ailes dans son envol là-haut. Renaissance.
Des larmes amères naissent à cette vue innocente. Impuissance.
Que je ne peux effacer d'un simple revers de mes mains encore fébriles.

Les oiseaux, créatures des Airs, créature des cieux,
Maîtres du ciel bleu ou obscur, tempêté ou tranquille,
Qui semblent par tous temps conciliés avec les éléments.
Je les regardent, par mes yeux malheureux.
Oh ! Que j'aimerai que ma peine s'en aille aussi avec eux !

Pour qu'un jour, je puisse enfin penser sans m'effondrer.
Pour qu'un jour je puisse enfn m'accorder mon Pardon,
D'avoir succombé à cette puissante vulnérabilité de la Passion.
Que le grondement de la Tourmente s'amenuise peu à peu...
Oh ! Que mon Coeur puisse un jour espérer oublier !

Aurore G.


# Posté le samedi 01 novembre 2008 10:02

Cinquième Poème : Ombres Menaçantes

17/10/08

Ombres menaçantes

L'étau pesant se ressert sur mon c½ur.
Envahissante, je laisse cette étrange langueur,
Étreindre ce qui me reste de l'ingénu espoir.
Ni plus ni moins, il ne me reste que mon Désespoir.

Le soir s'éveille, le Soleil se fait ombre à l'horizon.
Auprès d'un feu crépitant, ne me parvient aucunes des douces chansons,
Répandues dans les rues, par les enfants là-bas.
Seule et isolée, mon regard las se fait brume ce soir-là.

Dans mes pensées troublées, cet étau prend de l'ampleur.
De même que les vapeurs de cette étrange liqueur
Que j'avais prise tout à l'heure. Il m'oppresse, je suffoque.
Il m'emprisonne dans ses mailles, et la peur me provoque.

Je sens cette douleur, comme un coup poignant porté au c½ur.
Mes doigts d'une inquiétante blancheur, mes joues d'une terrible pâleur,
Confesse d'eux-mêmes mes plus profonds regrets, celui d'avoir aimé.
Mais paraissant murmures à côté de ces chants, avec moi ils seront emportés.

Dans le charme et la chaleur étourdissante de cette pièce à la douceur d'antan,
L'endormissement engourdit mes songes, et la souffrance de mes tourments.
Cette passion fragile qui sommeille en mon Être aimant, et qui me propulse dans des Ténèbres glacées,
Plutôt que souffrir cet effondrement dans l'obscur néant, me semble si douloureuse que j'aimerai le fil brisé.

Cette oppression douloureuse, de plus en plus je la ressens.
De ses manières doucereuses, elle m'enveloppe d'un feu ardent.
Mais déjà, la blancheur de la vie disparaît des éléments,
Pour ne plus laisser que des Ombres Menaçantes qui se dressent devant.

Aurore G.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 10:06